Transmettre le flambeau- Conversation entre les générations dans l’Église

couv-transmettre-le-flambeauDans la présentation de Transmettre le flambeau- Conversation entre les générations dans l’Église1, ouvrage qu’il a dirigé, Marco Veilleux en précise l’objectif :

Ce livre a précisément pour objectif de « faire mémoire » du souffle puissant qui traversait la période conciliaire et post-conciliaire. ll veut rappeler l’esprit de toute une génération qui a porté, chez nous, ce projet de réaliser une véritable « Église peuple de Dieu », une « Église communion » en tant que Corps du Christ. Alors que les acteurs et les témoins de cette époque se retirent, disparaissent et sont remplacés par des figures aux antipodes de cet esprit et de ce projet, ce livre cherche à favoriser un « passage ». Il veut permettre à des croyantes et des croyants de transmettre, à une nouvelle génération qui lui est solidaire de pensée et de vision, le flambeau de cette tradition ouverte et progressiste du catholicisme d’ici.

Avec les permissions requises, voici l’échange entre deux des six participants à cet ouvrage :

Une Église en mal de réconciliation par Élisabeth J. Lacelle 

Dans la tourmente de ce temps… espérer par Marco Veilleux


1- Veilleux, M. (Dir.), (2008).Transmettre le flambeau – Conversation entre les générations dans l’Église. Montréal : Éditions Fides.

Une Église en mal de réconciliation

Texte publié dans Veilleux, M. (Dir.), (2008).Transmettre le flambeau – Conversation entre les générations dans l’Église. Montréal : Éditions Fides et reproduit avec la permission de l’éditeur.

Elisabeth LacelleComment transmettre la foi que j’ai reçue en héritage et que j’ai vécue, engagée sur le plan théologique et pastoral dans une Église, certes remise en question sur bien des points, mais animée du souffle d’espérance qu’a été le concile Vatican II (1962-1965)? Sous une gouvernance restauratrice et centralisatrice, cette Église s’est repliée de nouveau sur elle-même, comme sur la défensive, dès les années 1980. On a fermé les fenêtres que Jean XXIII avait voulu ouvrir pour la rajeunir et l’aérer de vent évangélique. Au point que son témoignage de communauté de femmes et d’hommes intégralement sauvés en Jésus Christ, dans l’histoire et au cœur de la création, se trouve souvent et gravement compromis. Lire la suite

Dans la tourmente de ce temps… espérer

Texte publié dans Veilleux, M. (Dir.), (2008). Transmettre le flambeau – Conversation entre les générations dans l’Église. Montréal : Éditions Fides et reproduit avec la permission de l’éditeur.

marco-veilleux3Valete! Vous terminez votre lettre par une formule latine traditionnelle de salutation et d’adieu –que l’on peut traduire par « portez-vous bien! » Cette formule nous relie aux générations passées de chrétiens. Une telle volonté d’affirmer et de cultiver les liens entre les générations nous inscrit, en tant que croyants, dans une mystérieuse communion qui traverse l’espace et le temps. Elle donne à notre foi une profondeur historique et spirituelle. Lire la suite

Masculin-Féminin. Où en sommes-nous? – Décryptage d’une encyclique – recension

couv-masculin-femininUne recension du livre de Michèle Jeunet, Masculin-Féminin. Où en sommes-nous? – Décryptage d’une encyclique, BoD, 160 p. 30 juin 2016
par Sylvie de Chalus
Recension publiée sur le site Le comité de la jupe et reproduite avec les permissions requises

Masculin-Féminin, où en sommes-nous? est un livre de Michèle Jeunet, religieuse appartenant à l’Institut des Sœurs de Notre-Dame du Cénacle. Il est paru en juin 2016 aux éditions BoD – Books on Demand (https://www.bod.fr/livre/michele-jeunet/masculin-feminin–ou-en-sommes-nouso/9782322077274.html). Il porte en sous-titre Décryptage d’une encyclique, celle de Jean-Paul II, Mulieris Dignitatem (1988). D’emblée, le titre invite le lecteur à voir qu’il s’agit d’un rapport entre le masculin et le féminin et que cette question est insérée dans l’histoire. L’étude de l’encyclique est au centre, elle est précédée d’un rappel des textes les plus significatifs de la tradition, elle est suivie de références à des théologiens contemporains qui pourraient inspirer une autre approche de la question. Ce livre reprend un travail universitaire, un mémoire de maîtrise en théologie, allégé de ses notes et revu pour toucher un public plus large, ouvrage de vulgarisation au bon sens du terme. Lire la suite

Pierrette Leblond, une grande dame pleine de sagesse et de bonté

pierrette-leblondNotre amie Pierrette était membre de la grande famille des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Après quelques années de travail dans divers organismes communautaires, elle a fréquenté L’Institut de pastorale des Dominicains à Montréal où elle a étudié en théologie pastorale.

Cette formation lui a permis de consacrer de nombreuses années à la pastorale paroissiale; d’abord au diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, puis au diocèse de Québec. Appréciée des paroissiens et des paroissiennes, elle aimait la mission qui lui était confiée et y consacrait toutes ses énergies. Animée avant tout par la foi chrétienne, femme de prière et d’action, on reconnaissait en elle, une femme de cœur aussi discrète que résolue et fidèle dans ses engagements. Les témoignages nous parlent d’une femme de Dieu, d’une apôtre, d’une guide dont le souvenir ne s’éteindra jamais malgré le temps qui passe. Lire la suite

Du dernier rang – recension

couv-du-dernier-rangUne recension du livre de Lucetta Scaraffia, Du dernier rang – Les femmes et l’Église, Salvator, 157 p. septembre 2016
par Anne Soupa
(Recension publiée sur le site Le comité de la jupe et reproduite avec les permissions requises)

Lucetta Scaraffia vient de publier un livre qui fait appel à son expérience, celle du « dernier rang » où sont indument placées les femmes dans l’Église. Son réquisitoire ardent est celui d’une historienne qui rappelle que le christianisme est profondément égalitaire dans sa conception des hommes et des femmes. De quoi applaudir des deux mains! Avec humour et finesse, elle partage ses nombreuses expériences de l’indifférence ecclésiale actuelle envers les femmes et entraîne son lecteur vers les éclairages inédits que sa grande culture permet. Lire la suite

Le Déni – commentaires d’un groupe de réflexion

COUV Le DeniÀ la suite de la lecture du livre Le Déni (Novalis, 2014), quelques membres de l’équipe de Femmes et Ministères de Québec vous présentent leurs impressions toutes personnelles.
Même si parfois le propos tenu par les auteures (Maude Amandier et Alice Chablis) peut vous paraître aride et subversif, il ne fait que refléter la dynamique séculaire maintenue encore aujourd’hui par le magistère de notre institution l’Église catholique à l’égard des Femmes.
L’équipe de Québec vous incite à prendre connaissance de cet ouvrage comme elles l’ont fait elles-mêmes. Les textes sont de Joce-Lyne Biron, Roger Labbé, Yvan Lajoie et Denise Pageau.

Denise Pageau pour le groupe de Québec

Le Déni – commentaires par Joce-Lyne Biron
Le Déni – évaluation de nos rencontres en lien avec la lecture du livre par Roger Labbé
Commentaires et réflexions sur le volume Le Déni par Yvan Lajoie
Ô… Bécassine… comme elle nous sied bien… par Denise Pageau

Le Déni – commentaires

Joce-Lyne Biron 2La lecture du Déni fait prendre douloureusement conscience, si ce n’est déjà fait, du mal engendré par le Magistère, qui se croit en possession de La Vérité, presque en toute chose. Et paraît-il que lui seul a la science exacte de l’interprétation du message évangélique! Nous vivons de cet héritage où toutes les écoutilles semblent avoir été fermées! Pourquoi? Lire la suite

Le Déni – évaluation de nos rencontres en lien avec la lecture du livre

roger-labbeD’abord, j’accepte que la Vierge Marie a joué un rôle irremplaçable et unique dans l’histoire du salut de l’humanité, en mettant au monde le Fils de Dieu . Elle devient, pour moi, une inspiration, au moment où elle adhère à la volonté de Dieu sur sa vie. Son attitude est avant tout celle de se laisser aimer et d’aimer. À noter que cela revient autant à l’homme qu’à la femme. En effet tous les deux disent dans le Pater : « Que ta volonté soit faite». Lire la suite