Appui de Femmes et Ministères à la mission d’Église que mène Fanm Deside à Jacmel en Haïti

 FEMMES ET MINISTÈRES joint sa voix à d’autres organismes pour appuyer la mission d’Église qu’accomplit FANM DESIDE à Jacmel, en Haïti, auprès des filles et des femmes sans ressources et privés de leurs droits à l’éducation, à la santé et à mener une vie digne.

FANM DESIDE est une des 52 organisations partenaires de Développement et Paix visées par le moratoire qui les privent d’un financement jusqu’à ce que la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) soit satisfaite des réponses à ses « préoccupations » d’ordre moral à leur endroit.

Or, n’est ce pas une mission d’Église, dans le monde de ce temps, que celle de FANM DESIDE qui accueille, écoute, aide à la guérison des filles et des femmes marginalisées, rejetées et en quête d’un lieu où elles seront considérées comme des êtres humains, à part entière, réhabilitées dans leur dignité d’enfants bien-aimées de Dieu. C’est le devoir de tout être humain, a fortiori, de tout chrétien et chrétienne, de porter secours à son prochain, peu importe son identité et sa condition.

Après avoir pris connaissance de la réponse apportée par FANM DESIDE aux questions, sinon au harcèlement et à l’acharnement inquisitoire de la CECC à son endroit, le réseau Femmes et Ministères joint sa voix à celle de l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal qui conserve des liens étroits avec cet organisme de Jacmel dont il a participé à la fondation. Par conséquent, peut-on accepter que cette maison d’hébergement pour les femmes sans autre secours soit soupçonnée d’être pro-avortement, et objet de « préoccupations » de la part de la CECC.

Les valeurs et les pratiques de FANM DESIDE sont fidèles à l’enseignement évangélique, comme l’affirme la coordonnatrice du Centre, Marie Ange Noël, citant Mt 5, 40 : « Ce que vous avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». C’est là un devoir de justice et de respect de la dignité de toute personne qui vit aux « périphéries » et que François appelle à accueillir et à soigner, sur les plans physique et spirituel.

Des évêques haïtiens sont les témoins de l’œuvre accomplie par FANM DESIDE. Comment la CECC peut-elle mettre leur parole en doute et ainsi porter atteinte à la collégialité épiscopale, comme le souligne le Provincial des Jésuites du Canada, le Père Erik Oland?

FANM DESIDE est une organisation qui inscrit sa mission dans l’esprit évangélique que traduit Mt 25 :« Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli; nu, et vous m’avez vêtu; malade et vous m’avez visité; en prison et vous êtes venu à moi… » Porter secours aux femmes méprisées, sans foyer, sans soutien, n’est-ce pas rencontrer le Christ dans cette « autre »? C’est cette interpellation que le réseau Femmes et Ministères partage avec l’Association des religieuses pour les droits des femmes.

Le réseau Femmes et Ministères s’associe aussi à la collective L’autre Parole pour réclamer que les évêques de l’Ontario et de l’Ouest cessent de retenir les sommes recueillies dans le cadre des quêtes « Carême de partage » et que Développement et Paix mette fin au moratoire qu’il a instauré, notamment sur le financement de FANM DESIDE, et qu’ils se laissent ainsi toucher par les femmes qui vivent le quotidien des « périphéries » en quête de respect et de dignité.

Québec, le 5 décembre 2019.
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FEMMES ET MINISTÈRES est un réseau qui regroupe des femmes et des hommes pour l’égalité en Église. C’est un lieu de solidarité et de parole qui est appelé notamment à prendre position sur les questions d’actualité relatives à la situation des femmes dans la mission de l’Église.

1 thought on “Appui de Femmes et Ministères à la mission d’Église que mène Fanm Deside à Jacmel en Haïti

  1. Merci de donner ainsi plus de visibilité à cette organisation dynamique des Fanm Deside qui travaille globalement pour faire reconnaître et respecter les droits des femmes en Haïti, et qui a trouvé moyen de fonder un centre d’hébergement pour les femmes et jeunes filles victimes de violence.
    Votre solidarité aidera, nous l’espérons, à terminer le processus d’examen qui dure depuis deux ans pour 52 organismes.

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