La Marche mondiale des femmes 2000- 2010 : participation des chrétiennes

Voilà que l’année 2010 aura une signification toute particulière pour le mouvement mondial des femmes. Pour la troisième  fois de son histoire, la Marche mondiale des femmes (MMF) appellera les femmes du monde à l’action, et ce, à l’échelle internationale. Entre le 8 mars et le 17 octobre 2010, les voix des femmes retentiront à travers le monde entier pour dénoncer la pauvreté et la violence faite aux femmes. C’est sous le thème rassembleur « Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche » que se dérouleront les activités. 


À l’occasion de la première 
Marche mondiale, Micheline Laguë  avait écrit un article intitulé  « La Marche mondiale des femmes de l’an 2000: participation des chrétiennes  », dans la revue Prêtre et Pasteur (102/10, 1999).  Ce texte nous apparaît toujours d’actualité en 2010. Toutefois, l’auteure a tenu à le mettre à jour en tenant compte de l’évolution du mouvement de la Marche mondiale des femmes et de statistiques plus récentes en l’occurrence.

Il est à souhaiter que la troisième action internationale de la Marche mondiale des femmes (MMF) connaisse autant de succès, sinon plus, que celle tenue en l’an 2000.  Cette dernière avait regroupé au-delà de 2015 groupes représentant plus de 133 pays pour la réalisation d’un projet d’envergure planétaire[1] .  Aujourd’hui encore, de tous les continents, de toutes les cultures et de toutes les religions, des femmes (et des hommes) réclament d’une seule voix des mesures et des lois vigoureuses pour lutter contre la pauvreté et la violence faite aux femmes. Face aux situations pénibles vécues par leurs sœurs en humanité, il est impensable que les chrétiennes restent à l’écart d’une mobilisation internationale en faveur du mieux-être des femmes du monde.

Car pour des chrétiennes travailler à l’avènement du Royaume de Dieu, c’est œuvrer en posant des gestes tangibles afin qu’il ait plus de  justice, d’équité dans leur milieu de vie et de promouvoir la reconnaissance et le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains et, du même souffle, soutenir que femmes et hommes sont des partenaires en humanité. Il s’ensuit que prendre part à la Marche mondiale des femmes signifie s’engager à changer le monde afin qu’il advienne un peu plus d’humanité. C’est à cette profondeur que s’enracine le but cette action planétaire, par le fait même, il se retrouve à hauteur d’Évangile. Dès lors, on peut affirmer que pertinence sociale et pertinence ecclésiale vont de pair. Ce court article illustre le bien-fondé de cette assertion et discute de la valeur symbolique de cette marche. Il convient, toutefois, de débuter la réflexion par un mot sur l’origine de la Marche, et de présenter les étapes de son déroulement.

1. Origine de la Marche mondiale des femmes et son déroulement

La réussite de la Marche des femmes,  qui s’est tenue au Québec en 1995, et dont le thème était Du pain et des roses, est à l’origine du projet d’une marche mondiale en l’an 2000. C’est à Beijing, lors de la quatrième conférence mondiale des Nations Unies portant sur les femmes (1995), que l’idée en a été lancée. Depuis lors elle a fait du chemin. La Fédération des femmes du Québec a accepté, avec générosité, d’organiser et de coordonner les activités liées à la réalisation de cet incroyable  et ambitieux projet.

Le déroulement de l’événement s’est étalé sur une période de huit mois :  du 8 mars 2000 (Journée internationale des femmes) jusqu’au 17 octobre de la même année  (Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté). Les actions de la MMF ont été réalisées  à trois niveaux: d’abord au niveau régional, appui aux revendications globales de la Marche par la collecte de signatures de soutien; puis actions nationales portant sur des revendications spécifiques reflétant les luttes et les préoccupations du mouvement des femmes de chaque pays; enfin rassemblement mondial à New-York au siège des Nations Unies pour la remise des signatures, le 17 octobre. 

La mondialisation de la solidarité des groupes de femmes devait conduire l’action ponctuelle d’une Marche mondiale des femmesà se transformer en un mouvement bien structuré.  En effet, lors d’une assemblée de fondation, qui s’est tenue à New Delhi (Inde), du 18 au 22 mars 2003, des structures et des règlements ont été adoptés pour assurer un fonctionnement efficace du  mouvement tout en lui assurant la flexibilité requise pour que les actions à entreprendre reflètent la diversité des groupes et leurs différentes situations. Alors que le 10 décembre 2004 à Kigali (Rwanda), une Charte mondiale des femmes pour l’humanité a été adoptée par les participantes à la 5e rencontre internationale de la MMF.  Elle y décrit la volonté des marcheuses de construire un monde basé sur l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

L’action internationale de 2010 se mobilise autour de quatre champs d’action : 1) bien commun et accès aux ressources; 2) paix et démilitarisation; 3) travail des femmes (pour l’autonomie économique des femmes); 4) violence des envers les femmes. Chaque pays, chaque région propose des activités et des gestes  à poser selon les situations qui leur sont propres. Ce qui importe, c’est la détermination des marcheuses de par le monde à vouloir « construire un monde de paix, libre de toute exploitation et oppression » (Déclaration sur nos valeurs, adoptée le 22 mars 2003).

2. Pertinence sociale – pertinence ecclésiale

La mission est la raison d’être de  l’Église, son identité la plus profonde. Soutenir cette affirmation centrale, c’est reconnaître que le terrain de la mission est le monde tout entier,l’action internationale de  c’est-à-dire l’humanité concrète: femmes et hommes évoluant dans différents milieux et vivant diverses situations. Cela signifie que la Bonne Nouvelle est à annoncer, en paroles et en gestes, à tous les milieux d’humanité comme le rappelle un texte de Paul VI. « Évangéliser, pour l’Église, c’est porter la Bonne Nouvelle dans les milieux de l’humanité et, par son impact, transformer du dedans, rendre neuve l’humanité elle-même[2] . »

Or l’action internationale de la Marche mondiale des femmes ne représente-t-elle pas « un milieu d’humanité » incomparable? Celui-ci concerne plus de la moitié du genre humain. Consentir à se mettre à l’écoute de la réalité des femmes, c’est les entendre dans leur vécu, si dur soit-il. Ainsi prendre au sérieux l’affirmation de Jean-Paul II qui reconnaît que « l’être humain est la route que l’Église doit parcourir en accomplissant sa mission, il est la première route et la route fondamentale de l’Église[3]  ».

Sur la route des femmes, la dignité inviolable de l’être humain est atteinte de plein fouet par l’existence de la discrimination, laquelle en effet serait, dans bien des cas, à la racine de la pauvreté et de la violence nommément. Or, « toute discrimination constitue une injustice absolument intolérable », écrit Jean-Paul II. Ainsi pour le Pape 

découvrir et faire découvrir la dignité inviolable de toute personne humaine constitue une tâche essentielle et même, en un certain sens, la tâche centrale et unifiante du service que l’Église, et en elle les fidèles laïcs, est appelée à rendre à la famille humaine[4] .

Précisément n’est-ce pas le bannissement de toutes les formes de discrimination  qui est l’un des résultats attendus de la MMF? Dès lors, pour des chrétiennes joindre leurs voix à celles d’autres femmes, c’est s’acquitter d’un devoir fondamental que de travailler au respect de la dignité humaine ainsi que de faire advenir plus de justice sociale et, par le fait même, d’accomplir une tâche évangélique.  

A) Lutte contre la pauvreté

L’équité et la justice ne sont pas au rendez-vous des rapports entre les êtres humains, en particulier, dans les milieux de travail, entre les hommes et les femmes. Les évêques au Concile de Vatican II constatent l’urgence de « faire disparaître le plus rapidement possible les énormes inégalités économiques qui s’accompagnent de discrimination individuelle et sociale[5]  ». Le lien entre condition de travail et discrimination explique en partie la pénible réalité de la « féminisation du travail ». Un concept qui s’est imposé depuis quelques années à la suite du constat de la représentation importante des femmes parmi les économiquement faibles. « Au Canada, plus de 60% des mères monoparentales vivent sous le seuil de la pauvreté », écrivait Monique Dumais en 1998 [6] . L’appauvrissement des femmes résulte, en bonne part, du « travail invisible » non rémunéré. Ce dernier représente près de 11 milliards de dollars, soit près de 68% de la valeur de la production mondiale des femmes.

Ces chiffres ont-ils changés depuis 10 ans? Non pas vraiment, si l’on en juge d’après Statistique Canada qui établit  en 2008, le seuil de faible revenu avant impôt pour une seule personne à 22,171$. Pour cette dernière, le salaire annuel avant impôt est de 19,760$, c’est dire 11% en deçà du seuil de faible revenu. Or ce sont précisément les femmes qui occupent plus de 60% des emplois au salaire minimum. C’est dire que le phénomène de « la féminisation de la pauvreté » coïncide en grande partie avec celui de « la féminisation du travail ». Un autre concept récent pour désigner l’arrivée massive des femmes dans le monde du travail. D’une part, il s’agit d’une avancée qui, d’autre part,  a aussi son revers: les femmes occupent en grande partie les emplois à temps partiel lesquels le plus souvent riment avec précarité. Le recoupement de cette double réalité, « féminisation de la pauvreté » et « féminisation du travail », en dit long sur la  gravité de cette situation qui préoccupe au plus haut point les femmes.

On doit considérer ses racines sociales, politiques et économiques. Les femmes elles-mêmes doivent être à l’avant-garde de la lutte contre les inégalités chez les femmes dans le monde d’aujourd’hui, par l’attention concrète et la solidarité directe avec les plus pauvres[7] .

Ce point de vue, émis par la chef de la délégation du Saint-Siège à la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing, ne vient-il pas justifier, en quelque sorte, la raison d’être des actions entreprises par la MMF? La mobilisation à l’échelle mondiale s’avère possible parce que les femmes sont de plus en plus conscientes des profonds déséquilibres existant entre le Nord et le Sud et des disparités entre les hommes et les femmes. Les revendications pour éliminer la pauvreté le montrent bien. La prise de conscience des femmes s’exprime également à travers les revendications sur l’élimination de la violence faite aux femmes. Elles réclament des lois pour condamner tout pouvoir qui exerce un contrôle sur la vie des femmes et demandent expressément aux différentes instances gouvernementales de tout mettre en oeuvre pour que cessent les violences subies par les femmes.

B) Lutte contre la violence faite aux femmes

Grâce au mouvement des femmes, les thèmes de la violence en général et de la violence contre les femmes en particulier se retrouvent à l’ordre du jour de moult rencontres nationales et internationales. Le viol des femmes comme arme de guerre, la lapidation des femmes pour motif d’infidélité, la mutilation des organes génitaux, les femmes battues ou tuées par leur conjoint[8], l’inceste, etc., en sont des manifestations répandues. Si l’on ajoute à ces violences physique et sexuelle, les violences verbale, émotive, économique, politique, l’urgence d’agir devient alors criante.

Les différentes institutions civiles et religieuses, de plus en plus sensibilisées à l’ampleur du fléau et à ses diverses manifestations, commencent à prendre des mesures pour l’enrayer. Si déjà des législations ont été mises en place, beaucoup reste à faire cependant, au point de parler de la nécessité d’une véritable « conversion ». Cela demande force et volonté, aussi est-ce « dans l’Évangile [que] l’Église trouve l’audace et les principes éthiques qui la motivent à lutter contre la violence[9]  ». Une fois de plus, l’engagement des chrétiennes pour la cause des femmes trouve dans le Message du Ressuscité sa source d’inspiration.

3. Valeur symbolique du mouvement de la Marche mondiale des femmes

La valeur symbolique du mouvement  la Marche mondiale des femmes est illustrée de belle façon dans le logo réalisé à cette fin. On y voit des femmes, peintes aux couleurs des cinq continents se tenant par la main et qui avancent d’un pas alerte et gracieux, mais combien décidé, sur cette terre, représentée par un globe terrestre noir surplombé du symbole du sexe féminin. L’ensemble évoque les valeurs de la solidarité universelle et la détermination des femmes à changer le monde.

A) Solidarité universelle

Dérivé du latin solidum, le terme solidarité « trouve son origine au XVIIsiècle dans le langage juridique pour souligner l’unité des créanciers face à un débiteur ». Il en vient à exprimer, au XXe siècle, « la promotion des relations entre les hommes et en particulier avec ceux qui sont pauvres, exclus ou victimes[10]  ». Lorsqu’elle est empreinte de charité, la solidarité s’identifie à une « une vertu chrétienne » déclare Jean-Paul II[11] , après que Vatican II l’ait reconnue comme une valeur positive de la culture moderne[12] .

La mondialisation du mouvement des femmes n’est plus à faire, elle compte désormais parmi l’une des belles réalisations du XXesiècle. Grâce à la création de réseaux locaux aux conférences nationales et internationales, la solidarité a pris un visage féminin. Elle traduit la solidité des relations établies entre les femmes du monde entier pour la promotion des valeurs qui leur sont chères: dignité humaine, égalité, justice sociale et paix.

Les actions internationales de MMF deviennent des occasions pour des chrétiennes de communier à la réalité des femmes qui vivent dans la pauvreté et qui sont victimes de violence. Par « la dénonciation des maux et des injustices », elles exercent « la fonction prophétique de l’Église » rattachée au « ministère de l’évangélisation », suivant les expressions de Jean-Paul II[13] . Loin de se présenter comme « un sentiment de compassion vague et d’attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes proches ou lointaines », la solidarité « c’est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que nous sommes tous responsables de tous[14]  ». Si les femmes ont saisi une chose, c’est bien celle-là! 

B) La détermination des femmes à changer le monde

Depuis près de deux siècles, le mouvement des femmes a entrepris une longue marche pour améliorer la condition féminine. Son succès lui vient, en grande partie, du fait qu’il a su contester les structures socio-politiques et religieuses des sociétés. En militant pour l’accès à l’éducation et pour le droit de voter en tant que citoyennes à part entière, les femmes sont parvenues à faire reconnaître, entre autres, des droits rattachés à leur dignité humaine. Les femmes ont été, et demeurent, des agentes de changement social.

Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, suivre avec détermination les traces des devancières, devient un impératif. Car beaucoup reste à accomplir pour que disparaissent la discrimination sexuelle, la violence et la pauvreté. Plus qu’un mouvement de femmes, ce sont des femmes en mouvement qui s’avancent sur la route des rapports d’égalité et de parité  avec les hommes. N’est-ce pas là le but ultime de la Marche mondiale des femmes?

Tout ce qui précède concourt à reconnaître la pertinence sociale et, du même souffle, la pertinence ecclésiale de la Marche. D’ailleurs, l’importance, pour des chrétiennes d’y prendre part, vient d’être reconnue par les évêques du Québec qui proposent comme moyen d’action d’« appuyer la lutte pour l’équité salariale et la Marche mondiale des femmes de l’an 2000[15]  ». Cette dernière n’offre-t-elle pas une occasion de « passer des paroles aux actes », pour reprendre ici le titre d’une lettre pastorale de l’épiscopat canadien en matière d’engagement social? En 2010 ces directives épiscopales gardent encore toute leur force d’incitation pour participer de nouveau à la Marche. En fait, c’est comprendre avec toutes les fibres de son être que sur le chemin de la vie, les chrétiennes ne sont pas seulement des pèlerines de foi, mais qu’elles sont également, avec leurs sœurs du monde, des pèlerines d’humanité.

Micheline Laguë, m.i.c.* 

 


NOTES 

* Professeure de théologie, Université Saint-Paul, Ottawa

[1] Ce sont les chiffres du mois de juin 1999. Pour obtenir les renseignements à ce sujet, consulter le site sur l’Internet à l’adresse suivante: www.ffq.qc.ca/marche 2000/plan.htm. Voir aussi Lucie LÉPINE, « La Marche des femmes de l’an 2000 » dans Relations, no 648 (1999), p. 45-46.

[2] L’évangélisation dans le monde moderne, Exhortation apostolique Evangelii nuntianti (Coll.  L’Église aux quatre vents) Montréal, Fides, 1976, no 18, p. 18-19.

[3] JEAN-PAUL II, Rédempteur de l’homme, Lettre encyclique Redemptor hominis (Coll. L’Église aux quatre vents) Montréal, Fides 1982, no 14, p. 44-45. Voir aussi les nos 18, 21,22. Les caractères italiques appartiennent à la citation.

[4] La vocation et la Mission des laïcs dans l’Église et dans le Monde, Exhortation apostolique post-synodale Christifideles Laici, Ottawa, Conférence des évêques catholiques du Canada, no 37, respectivement aux p. 107,106. Les caractères italiques appartiennent au texte.

[5] L’Église dans le monde de ce temps, no 66, p. 303; voir aussi les nos 29,60,75.

[6] Voir Monique DUMAIS, Femmes et pauvreté, (Coll. Interpellations 10), Montréal/Paris, Médiaspaul, 1998, p. 16.

[7] Mary Ann GLENDON, « La situation de la femme est liée au destin de l’humanité », dans La Documentation catholique, 92 /2124 (1995), p. 884. 

[8] « La plupart des femmes tuées dans le monde le sont chez elles, par l’homme avec qui elles ont partagé la vie de tous les jours », Elisabeth SCHÜSSLER FIORENZA, « La violence contre les femmes », dans Concilium, 252 (1994), p. 9.

[9] COMITÉ DES AFFAIRES SOCIALES DE L’AEQ, Violence en héritage. Lettre pastorale sur la violence conjugale, Montréal, 1989, p. 45.

[10] SECOURS CATHOLIQUE, Petit dictionnaire de la charité, sous la direction de Jean-Claude
Lavigne, Paris, Desclée De Brouwer, 1996, p. 105, 107.

[11] L’intérêt actif de l’Église pour la question sociale (Sollicitudo Rei Socialis), (Coll. L’Église
aux quatre vents), Montréal, Fides, 1988, n
o 40.

[12] L’Église dans le monde de ce temps (Gaudium et spes), no 57.

[13] L’intérêt actif de l’Église pour la question sociale, (Sollicitudo Rei Socialis), no 38.

[14] L’intérêt actif de l’Église pour la question sociale (Sollicitudo Rei Socialis), no 38.

[15] COMITÉ DES AFFAIRES SOCIALES DE L’AÉQ, « Message du 1er mai 1999. “Je n’arrive plus à joindre les deux bouts” », no22.7. 

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A propos Micheline Laguë

Détentrice d'un Ph. D en théologie de l'Université d'Ottawa et d'un doctorat en théologie, grade canonique, de l'Université Saint-Paul, Micheline Laguë, m.i.c., est professeure retraitée de théologie de l'Université Saint-Paul. Ses recherches portent sur la spiritualité, les ministères, le partenariat hommes et femmes dans l'Église. Membre active du réseau Femmes et ministères, elle est coauteure de « Voix de femmes, voies de passage » (Éditions Paulines, 1995) et auteure de nombreux articles.