Hommage à Louise Melanson – Église de Moncton

Le 25 septembre 2014

Louise MelansonC’est presqu’une tradition au sein de notre rassemblement d’automne d’honorer une femme qui par son dévouement fait la différence dans notre société.  Cette femme que nous tenons à honorer ce soir, c’est Louise Melanson.

Comme dit la chanson : « il y a parmi nous quelqu’un » oui, quelqu’une  qu’on connaît et qu’il  me fait plaisir ce  soir de vous présenter.  Il s’agit de Louise Melanson.

Avec toutes celles et ceux qui t’ont connue, qui ont travaillé avec toi, ensemble, nous voulons te rendre hommage au moment où tu quittes la présidence du comité de Femmes en Église, fonction que tu  as exercée pendant 19 ans.

Historique du Comité

En premier lieu posons-nous la question : pourquoi un comité de Femmes en Église?

C’est pour répondre aux vœux du Concile Vatican II.

« Suite à ce Concile arrive le premier synode des évêques, en 1971, sur le thème de la justice dans le monde. Pour la première fois, l’épiscopat canadien va s’engager dans un processus  en faveur de la participation des femmes à la vie et au gouvernement de l’Église. C’est l’inauguration d’une nouvelle ère de dialogue en Église, autour d’une table où les femmes baptisées n’étaient pas habituellement convoquées. »

Mgr Donat Chiasson, l’évêque de l’heure décide de mettre sur pied un comité  spécialement dédié aux femmes du diocèse. À qui confier les rênes de ce nouveau comité qui reste à bâtir?  Son choix se porte vers des femmes de talents et pleines d’audace. Louise fut la troisième présidente de ce comité.  Pour occuper un tel poste, Louise était bien préparée. Elle détenait  plusieurs certificats,  baccalauréats  et maîtrises.  Elle s’est donné une solide formation biblique. Elle a su s’en inspirer pour mettre de l’avant  les attitudes de Jésus envers les femmes de son temps, attitudes qui inspirent  encore notre époque.  Sitôt nommée à ce poste, Louise se met à l’œuvre.

Organisation du Comité

Le comité est formé de femmes venant des quatre coins du diocèse ayant à cœur la cause des femmes en Église.  Et depuis, le comité grandit, s’affermit et  se développe grâce à des femmes engagées qui ne ménagent pas leur peine et dont, toi, Louise, tu fais grandement partie. 

De 1986 à 1994, ce fut l’époque des grands rassemblements où une conférencière ou un conférencier était invité. Louise et son équipe cherchait la formule idéale afin de rejoindre le plus de personnes possible.

Enfin, en 1995, après mûres réflexions, on opta pour l’organisation que nous connaissons. Désormais deux activités par année prendront place : une au printemps qui préparera celle de l’automne et qui  se concrétisera dans le souper-conférence.

N’allez pas croire que toute cette mise en marche du Comité de Femmes en Église se fit sans problème, mais Louise veillait.  Elle passa sans trop de bruit,  étant le cœur de ce comité, un cœur qui bat au rythme de ses convictions, un cœur qui  donne vie, énergie et force pour avancer malgré les obstacles.

Thèmes abordés et conférenciers et conférencières invitées

Afin de poursuivre son œuvre d’éducation, Louise fait appel à des personnes compétentes. Pour n’en nommer  que quelques-unes, pensons :

à Élisabeth  Garant, directrice du « Centre justice et Foi » et de la Revue « Relations »,
à Sr Yvonne Bergeron, Professeur à la faculté de théologie et d’études religieuses de l’Université de Sherbrooke,
au Père Normand Provencher, théologien à l’Université St-Paul d’Ottawa,
et à nul autre que notre évêque Mgr Valéry Vienneau.
Et que dire de notre conférencière de ce soir, Sr Gisèle Turcot, qui vous sera présentée sous peu…!

  À entendre cette nomenclature, on se rend compte du travail de recherche que Louise dut effectuer. Que de lettres, de courriels, de téléphones envoyés, reçus et envoyés encore…. Elle ne ménageait rien dans le but d’offrir à la population et toujours dans un but éducatif  des conférences de valeur par des personnes-ressources compétentes. 

Les  thèmes développés lors des soupers-conférences donnent un aperçu  du chemin parcouru :

Pour n’en nommer que quelques-uns : 

– Le partenariat homme et femme en Église
– Le pouvoir dans l’Église : Volonté de Dieu? Volonté des hommes?
– La montée de la droite religieuse dans l’Église.
– Oser l’espérance dans notre pastorale
– … et je pourrais continuer….

Louise ne lésinait pas devant les conférencières ou conférenciers à inviter.  De concert avec son comité, elle allait devant, marchant fièrement vers  le meilleur. 

Préparation des réunions

Femme de talent et d’organisation, elle mettait beaucoup de temps à préparer les réunions du comité. Elle se documentait aux sources les plus sûres.  Elle informait les membres du comité en leur fournissant des articles, des titres de revues et de livres récents, ou  le site internet  en lien avec l’objectif de la valorisation de la femme que nous souhaitons tant atteindre au sein de l’Église. À l’occasion, elle n’hésitait pas à prendre la parole à la radio, à la télévision, dans les journaux afin d’apporter  informations et précisions au sujet des objectifs qui étaient poursuivis dans le comité.

Hommage

Pour tout cela et encore plus, ce soir, nous toutes et tous, nous avons voulu te rendre hommage.

Nous te remercier chaleureusement. Grâce à toi, la cause des Femmes en Église a fait des pas.

Il y a encore du travail à faire.  Suivant ton exemple, nous continuerons le travail si bien commencé.

En signe de gratitude et d’appréciation, reçois ces fleurs.

Merci Louise, merci mille fois.

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