Un appui du réseau Femmes et Ministères à Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau

cropped-FetM_logo.jpgLe 7 octobre 2015
À notre frère évêque de Gatineau,

Au nom du réseau Femmes et Ministères, je vous adresse un salut très cordial.
Nous suivons avec intérêt les échos des délibérations du synode sur la famille.
Comme vous le savez, nous militons, depuis quelques décennies, pour la promotion de la place des femmes dans notre Église et la reconnaissance des fonctions et des responsabilités qu’elles y exercent.
Beaucoup de femmes se sentent appelées à un ministère ordonné et se sont préparées pour accéder un jour au diaconat; d’autres sont formées pour siéger dans les lieux décisionnels et y exprimer une parole de femmes qui a trop longtemps été tue ou passée sous silence.
Votre intervention vient appuyer une juste revendication vers plus d’égalité entre les baptisé/e/s  pour mieux accomplir la mission; nous croyons que cette égalité découle du message de libération apporté par l’Évangile.
 Nous apprécions aussi votre prise de parole concernant la violence contre les femmes, et notamment à l’intérieur du mariage.
Nous espérons que votre intervention sera écoutée et partagée par l’Assemblée synodale pour mieux assurer un avenir à notre Église.

Un merci très sincère et bonne continuation!

Joce-Lyne Biron, secrétaire du CA du réseau Femmes et Ministères
Québec

PROPOSITIONS SUR LES MINISTÈRES DU LECTORAT, DE LA PAROLE, DU DIACONAT PERMANENT

La question des ministères est étroitement liée à la question de l’évangélisation, au point d’en être indissociable. Les ministères ne sont-ils pas des services nécessaires à la communauté chrétienne afin qu’elle puisse, entre autres, s’acquitter de sa responsabilité missionnaire? Pourvoir la communauté des ministres dont elle a besoin s’avère donc une tâche essentielle. À cette fin, il faut savoir discerner dans la communauté des personnes, hommes et femmes, aptes à remplir des fonctions officielles et non officielles. Car, par nature, les ministères sont ecclésiaux, donc ni masculins, ni féminins. Lire la suite

L’OUVERTURE DU MINISTÈRE DU LECTORAT AUX FEMMES – Réaction du réseau Femmes et Ministères

Le 26 octobre dernier le Synode des évêques (Rome, 5 au 26 octobre 2008) se terminait par la remise au Pape de 55 propositions pour mieux diffuser la Parole de Dieu dans le monde. La proposition 17 se lit comme suit: «on souhaite que le ministère du lectorat soit aussi ouvert aux femmes, de manière à ce qu’au sein de la communauté chrétienne soit reconnu leur rôle d’annonciatrice de la Parole»[1] . Au lecteur, à la lectrice revient la lecture des textes de  l’Écriture autres que l’Évangile lors des célébrations liturgiques, et celle des demandes de la prière universelle. Lire la suite

L’ORDINATION DES FEMMES DANS L’ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE – Position du réseau Femmes et Ministères

PRÉAMBULE

Résurgence du débat

La question de l’ordination des femmes revient de façon régulière à l’avant-scène de l’actualité. Le débat, loin d’être clos[1], met en évidence le fait suivant : les arguments invoqués par l’Église catholique romaine pour refuser aux femmes l’accession au sacerdoce ne parviennent plus à s’imposer comme par le passé. Ils peuvent être valablement contestés comme en font foi les recherches bibliques, historiques et théologiques portant sur le sujet. Opposer aux résultats de ces recherches une fin de non-recevoir, sous prétexte d’une pratique ecclésiale traditionnelle, s’avère une position incompréhensible pour nos contemporains. Lire la suite

Pour une Église libératrice, ouverte sur le monde : une prise de position de 100 femmes engagées en Église.

  Présentation

Le 29 mars 2003,  suite à une tournée consultative de deux ans organisée par le réseau Femmes et Ministères auprès de 400 femmes de 10 diocèses du Québec,  une centaine de femmes, engagées à divers titres dans l’Église au Québec et au Canada français, ont explicité, dans une déclaration publique, les principaux résultats d’une réflexion collective soutenue par l’outil d’animation « La 25e heure pour l’Église». Cette déclaration était le résultat d’un processus de sensibilisation et de conscientisation autour de questions relatives à la situation des femmes dans l’Église, telles : l’exclusion, la violence, la discrimination, l’abus de pourvoir… Ces femmes, venues de divers milieux et membres de différents groupes, ont dénoncé les pratiques dites d’inégalité et/ou d’exclusion et affirmé  souhaiter « une Église libératrice, ouverte sur le monde », axée sur les personnes, la coopération entre hommes et femmes, le refus de toute discrimination.  La dernière partie de la déclaration comportait une série d’engagements de la part des femmes concernées.   Lire la suite