À propos de Marie-Andrée Roy

Marie-Andrée Roy, sociologue, est directrice du Département de sciences des religions et membre de l'Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). L’analyse féministe des religions, les rapports femmes-hommes et les conservatismes religieux constituent ses principaux domaines d’expertise. Sa thèse de doctorat en sociologie (1992) portait sur les femmes et le pouvoir dans l’Église catholique. Elle est cofondatrice de la collective féministe et chrétienne L’autre Parole.

Décès de Monique Dumais

9 août 1939 – 16 septembre 2017

C’est avec une infinie tristesse que nous vous annonçons le décès de Monique Dumais, ursuline, théologienne féministe, professeure en sciences religieuses et en éthique à l’UQAR. Monique Dumais est décédée à l’âge de 78 ans au Centre de santé des Ursulines de Rimouski entourée de ses consœurs et des membres de sa famille. Lire la suite

Femmes et conservatismes religieux : perspectives féministes

Conférence donnée au congrès de l’Entraide missionnaire 2015
ayant pour thème « Droits des femmes : des luttes toujours actuelles ».
Publié dans les Actes du congrès de l’Entraide missionnaire , 12 et 13 septembre 2015, p. 27-33.
Reproduit avec les autorisations requises.

QUAND LE CONSERVATISME PREND LE VIRAGE FONDAMENTALISTE

Marie-Andrée Roy 3Je remercie l’Entraide missionnaire pour cette aimable invitation. Ça me fait plaisir de me retrouver parmi vous, mais je trouve le défi un peu gros et la question difficile à traiter. Je vais tâcher de répondre à la commande!

Mais j’avoue que j’ai accepté l’invitation d’abord par affection et respect pour Suzanne Loiselle ainsi que pour l’immense travail qu’elle a abattu depuis près de trois décennies à l’Entraide. Elle est pour moi une source d’inspiration par son engagement pour la justice sociale et la paix, son sens indéfectible de la solidarité à l’international et son féminisme radical non conformiste. Lire la suite

La sacralisation du pouvoir mâle

Les religions qui cautionnent une forme ou l’autre de hiérarchie entre les sexes cultivent un terreau propice à la subordination des femmes et légitiment la violence patriarcale.

La religion peut être parole et acte d’amour, de justice, de compassion, d’espérance et de solidarité de l’humanité faite homme et femme. Aux yeux de plusieurs, les grandes religions ont contribué, au cours de l’histoire, à réduire les violences sociétales et notamment à protéger les femmes et les enfants des barbaries patriarcales. Lire la suite