A propos Christiane Lafaille

Agente de pastorale pour le diocèse Saint-Jean-Longueuil depuis 2009 et répondante diocésaine à la condition des femmes depuis 2010, Christiane Lafaille détient un certificat en sciences religieuses et poursuit une formation en théologie pratique à l'Institut de pastorale des Dominicains ainsi qu’une formation en accompagnement spirituel au centre le Pèlerin. Elle s'est jointe à l’équipe de rédaction de la revue « Appoint » en septembre 2013.

Pousses d’espérance…

Christiane LafailleVoir des signes d’espérance pour les femmes en Église, voilà toute une question. Surtout lorsqu’on connaît tout ce qu’elles portent sur leurs épaules. Toutes les difficultés, les déceptions, les luttes, les tâches, les heures supplémentaires… D’ailleurs, un excellent ouvrage de Jeannine Deshaies Roy est paru en 2011 sous le titre : Le travail en Église : Résurrection ou burnout? nous montre que les femmes en Église ne sont pas épargnées par l’épuisement professionnel. Mais je crois tout de même qu’on peut discerner des pousses d’espérance. Cela demande une réflexion et c’est pourquoi j’écrirai à partir de ma propre expérience, de mon point de vue de femme de la génération X, chrétienne, féministe, agente de pastorale dans un diocèse précis. Lire la suite

Celles qui restent, celles qui partent….

Christiane LafailleMoi je connais des femmes qui sont probablement les dernières de leur espèce : des femmes salariées qui travaillent en Église. Elles sont dans l’achèvement d’un temps où il était possible de croire qu’une Église nouvelle, universelle, pourrait naître. Oui, au beau milieu des années 1980, nombre de ces femmes alors bénévoles impliquées en paroisse sont devenues agentes. La plupart se retrouvant en pastorale scolaire. Ainsi commençait l’âge d’or pour les générations de femme nées entre 1940 et 1960, car la possibilité d’être reconnues officiellement en Église s’ouvraient à elles. Lire la suite

Si tu t’appelais Françoise

Christiane LafailleUn départ qui se dérobe

Écrire sur le pape François et les femmes. Je repousse. Pousser encore. Expulser, expurger tous ces mots qui « gestationnent » et se congestionnent en moi. Je repousse le moment où je devrai m’asseoir; entrer en moi dans un corps à corps de l’âme et m’immerger dans les profondeurs de mes convictions, dans cette soif de justice qui est mienne. Cette soif jamais abreuvée, toujours là, et qui nage en moi de toute la force de ses membres, cherchant à fendre cette lame de fond devenue infranchissable. Lire la suite